Kilomètres parcourus pour Sports Sans Frontières | Virtuels 343 + Réels 3,593 = 3936km ssf

Interview de Philippe Fuchs

Philippe Fuchs

Plutôt rare, aujourd’hui, de concilier passion personnelle et activité professionnelle !
Un luxe que va s’offrir durant quelques mois Philippe Fuchs lors de son ultra marathon de 10 000 kilomètres, Paris-Pékin.
A 57 ans, ce chercheur en réalité virtuelle à l’Ecole des Mines de Paris, distille son savoir tout en accumulant les kilomètres. A son palmarès : Paris-Barcelone en 1992, Palaiseau-le Cap Nord trois ans plus tard avec 3 200 kilomètres effectués en 8 semaines et Paris-Athènes lors des derniers Jeux Olympiques avec, cette fois, 2 400 kilomètres parcourus en seulement six semaines !
Philippe Fuchs dévoile ici ses motivations sportives ainsi que les raisons de son partenariat avec Dassault Systèmes.

« Associer enfin le virtuel et le réel »

Pour quelles raisons avez-vous cette fois décidé de joindre votre métier à votre passion et d’y associer Dassault Systèmes ?


« Dassault Systèmes est le partenaire idéal.
En tant que chercheur en réalité virtuelle, je les connais depuis longtemps et mets en oeuvre leurs solutions logicielles au sein de mon laboratoire de l’Ecole des Mines. Lorsque j’ai découvert leur programme de mécénat « Passion for Innovation », je me suis dit que c’était une excellente manière de trouver de l’aide pour assouvir ma passion. Grâce à leur soutien, je disposerai d’une aide logistique et d’une assistance technique tout au long de mon périple. Au delà des données recueillies, Dassault Systèmes a accueilli un nouveau filleul dans son programme de mécénat en fournissant à l’Institut des Sciences du Mouvement à Marseille des solutions de simulation en 3D afin de lancer un projet ambitieux de 3 ans : la modélisation 3D bioréaliste du pied humain. Et je suis dans ce programme le premier cobaye !
Enfin, Dassault Systèmes a réuni toutes ses initiatives (sportive, scientifique et humanitaire) au sein du V+R Challenge en faveur de l’association Sport Sans Frontières qui va nous permettre d’associer le réel et le virtuel. Je porterai le défi couru dans la réalité et tous mes kilomètres seront transformés par Dassault Systèmes en aide pour l’association, tandis que dans le monde virtuel, les internautes pourront eux-aussi participer à un défi similaire et offrir les kilomètres virtuels parcourus par leurs avatars. Pour le chercheur que je suis, c’est passionnant ! Cela fait des années qu’on tente d’opposer les deux alors qu’il y a une vraie complémentarité.

En termes de résultats scientifiques ?

Bien entendu. Le fait que Dassault Systèmes s’associe à mon marathon aidera à comprendre que la 3D peut-être utile dans le monde du sport. Grâce à ces technologies, on parviendra à mieux connaître la stratégie et l’intuition du sportif dans certains de ses gestes. Les résultats sont instructifs et feront avancer les choses. La 3D temps réel et la réalité virtuelle n’en sont qu’à leur début dans le sport. Nous explorons de nouvelles voies dans l’analyse biomécanique en 3D et les résultats ne manqueront pas d’intéresser de nouveaux partenaires.

On sent dans votre projet Paris-Pékin une vraie complémentarité entre les
différents partenaires ?

C’est ce que je recherchais. Hormis Dassault Systèmes, mon principal partenaire, je m’appuies sur deux entreprises (Intempora et Polar) qui mettent à ma disposition des logiciels permettant de mesurer, de capturer et de synchroniser toute une série de données issues de différents capteurs (fréquence cardiaque, cadence, données GPS). A mon retour, nous serons en mesure de revivre ma course avec ces données, minute par minute, et elles viendront enrichir la recherche. Ces informations sont essentielles pour l’Institut des Sciences du Mouvement de Marseille, qui je le rappelle, va se lancer dans un ambitieux projet en mettant au point un  modélisation 3D bioréaliste et virtuelle du pied, et sur celui de l’université Jean Monnet de Saint-Etienne qui, de son côté, fera une étude physiologique tout au long de mon parcours.

Un parcours à vocation humanitaire, également, au travers de l’opération montée en faveur de Sport Sans Frontières.

Je suis très heureux de la dynamique qui s’est créée en moins de 5 mois autour du V+R Challenge et ravi de la passion de tous les partenaires qui se sont joints à ce défi. Dassault Systèmes a mis en place ce projet au service de la solidarité en s’appuyant sur des technologies très innovantes en terme de 3D sur internet.
Certaines des technologies comme la transformation de photos 2D en environnement 3D sont tout juste issues  de leur recherche et développement et c’est pour eux un véritable défi de les mettre aussi vite à disposition du grand public.
Enfin, lorsqu’on a comme moi couru à travers le monde, on mesure à quel point la misère affecte le destin des enfants. J’espère donc que la réalité virtuelle incitera les gens à s’investir en faveur de Sport Sans Frontières, une association très dynamique.


Il ne me reste plus qu’à répondre aux attentes et arriver à Pékin entre le 8 et le 24 août, dates des Jeux Olympiques, et de leur offrir 10 000 kilomètres !